Qui es-tu ? 

Qui on est plutôt, car Wèkup est un projet commun. On est deux potes d’enfance, issus du graffiti, qu’on a pratiqué activement pendant une dizaine d’années. Puis, la vie a fait qu’on ne pouvait plus peindre avec autant d’acharnement. Sauf que le graffiti est un microcosme, une sous-culture complètement addictive. Comme une drogue. On était profondément en manque. Et un soir, après quelques bières, on a réalisé que l’on devait à tout prix se réveiller de notre état végétatif. C’est comme ça que Wèkup est né.

 

Depuis quand vous faites ça ? 

On a collé nos premier réveils il y a un an.

 

Justement, pourquoi coller des réveils dans la rue ? 

Pour nous c’est vital d’être dans la rue et d'offrir notre travail gratuitement à tous. C’est notre façon d’exister. Et pour ça, on bosse sur différent support : on colle des affiches, des réveils en bois, des vrais réveils. On les dessine, on les peint, etc…  L’idée, c'est d’inviter tout le monde à se réveiller, que ça soit dans sa vie perso, artistique ou n’importe quoi d’autre… On tient à ce que chacun y trouve son propre message.